India TSUNAMI - Suradeep Hospital project

La situation

Comme la plupart des côtes des pays d'Asie du sud-est, La cote Indienne a été aussi touché par le Tsunami du 26 décembre.
De nombreux villages de pécheurs se trouvent en bordure d'océan.
Leurs bateaux, filets de pêche et habitations sont à moins de 50 mètres de l'eau pour la plupart.
Dépendant du relief sous-marin, les villages sont plus ou moins touchés en terme de dégâts aux habitations et de nombres de personnes disparues ou décédées.
Dans tous les cas, les dégâts aux filets de pêche et aux bateaux sont importants et irréversibles, laissant une population de pêcheurs sans leurs outils de travail.

Dans l'album photo, vous trouverez quelques vues du bord de mer, et d'un village fort touché par la catastophe. Ici
Au lendemain de la catastrophe, le Dr Indira Gandhi de l'hopital Suradeep de Mahabalipuram se rend dans ces villages quotidiennement pour fournir une aide médicale de base. Elle nous ecrit une lettre décrivant la situation.

Le traumatisme psychologique dans ces populations à niveau de scolarité très faible reste fort élevé.  Certains ont décrit le phénomène comme: "l'océan est entrain de bouillir".
Avoir perdu son habitation, et dans la plupart des cas au moins l'une ou l'autre connaissance ou un membre de sa famille, laisse des populations dans un climat de peur et de crainte de reprendre la mer.

La pêche n'a pas encore repris, d'autant que le poisson est invendable. Des rumeurs courent et le gouvernement semble interdire la pêche pour éviter les problèmes de santé dû à des bactéries ou des virus dans les eaux côtières.
D'après mes dernières informations, la pêche reprendrait pour ceux qui ont la chance d'avoir encore un bâteau, d'ici 2 mois…

Les populations de pêcheurs ont été déplacées dans des camps, une tente par famille, un peu plus loin des côtes. Le gouvernement offre une prime de 4000 Rs par famille (80 euros) ayant subit des dégâts, ainsi qu'une certaine quantité de riz. Il va sans dire que dans une population avec une éducation limitée et une manière de gérer l'argent au jour le jour. (Revenu moyen en dessous de 1500 roupies par famille), cet argent représente une somme importante qu'il est difficile pour certain d'utiliser à bon escient.
Les "Wine shop" ont fait leur vente record les jours de distribution de l'argent.

Cette periode hivernale, les habitations temporaires, les blessures, l'eau potable plus difficilement accessible ainsi que le choc emotionnel fait que la propagation des maladies et la demande en soins medicaux est nettement plus elevée qu'en temps normal. Dans une situation aussi précaires, l'accès à la médecine payante reste tout simplement impossible, agravant la situation et générant des débuts d'épidemie dans les villages très touchés.

C'est ce contexte que s'incrit ce projet d'aide medicales aux populations des villages touchés directement par le tsunami.


milonic
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